La planification
Un des principes clés est celui de la planification. C’est la feuille de route de la saison. Quand va-t-on travailler intensément, quand va-t-on ralentir, ou travailler plus spécifiquement.
Elle se compose en 4 périodes :
- Macrocycle (année)
Prise de connaissance du calendrier annuel, identification et planification des différents phases sportives de la saison.
- Mésocycle (bloc)
– Préparation générale et physique.
– Préparation spécifique.
– Période de compétition.
– Transition.
- Microcycle (semaine)
Période de compétition – préparation de la prochaine rencontre et de la semaine.
- Séance
Travail spécifique / individuel en guise de préparation spécifique au match.
Mes principes d'entrainement
Deux principes qui marchent de paire sont le principe d’adaptabilité et celui de surcharge et progressivité. Ces 2 points montrent l’importance de la répétition pour automatiser des mouvements, gestes techniques, mais aussi ligne de courses. Cela vaut également pour le travail physique. Dès que l’adaptation est faite, il est opportun de le complexifier tactiquement ou évoluer au niveau des paramètres physiques tout en évitant la surcharge de travail (pousser trop loin).
Une fois acquis, le thème doit tout de même être revu de manière régulière pour éviter le problème de régression (principe de réversibilité).
Au niveau du travail physique (PP), je me réfère au travail de dérivé lente (endurance), court ou long intermittent, sprints courts / sprints longs / sprints répétés. Ces différents types de travail physique sont accouplés à des thèmes technico tactiques qui permettent de se rapprocher au maximum de la réalité de la compétition.
Le spécifique tactique ( principe de spécificité / individualisme) est construit sur une forme analytique initiale (situation de jeu à corriger) qui va évoluer en forme intermédiaire jouée progressive (par exemple via rondo) et se terminer par une mise en pratique sous forme de match (réduite ou non).
Afin de garder une motivation et du plaisir lors de l’entrainement, le principe d’alternance est mis en place. Ce qui permet de varier les exercices et passer par des jeux ludiques, techniques pures ( frappe de balle, finition, passes courte, longues,…), ou travail cognitif même si cela fait partie intégrante de l’échauffement lors de chacune de mes séances.
La charge de travail
Elle est déterminée par bloc / cycle, de manière hebdomadaire ainsi que par séance. Cette planification, cette analyse et suivi va permettre d’anticiper la méforme du joueur mais également d’anticiper une potentielle blessure due à la surcharge de travail. On est purement dans la prévention.
Le principe, lié à la charge de travail, qui en découle est celui de la récupération mais surtout la surcompensation.
La récupération est un phénomène très peu pris en compte par les entraineurs. Elle permet de régénérer le corps suite à un travail physique ciblé et l’activation de paramètres physiologiques. A force de répétition on retrouve le principe d’adaptation ainsi que celui de la progressivité pour évoluer dans notre préparation. A ne pas confondre surcharge et surcompensation, lorsque le sportif prétend avoir trop travaillé avec des douleurs musculaires, il est opportun de se poser la question si la demande à l’effort n’est pas allée trop loin. Être fatigué après un entrainement n’est pas forcément synonyme d’avoir bien travaillé.
La récupération fait donc partie intégrante d’une séance d’entrainement.
Par ailleurs, après un bloc de travail (mésocycle), une période transitoire doit être prévue afin de cueillir le fruit des entrainements et surfer sur la vague de surcompensation (communément appelé 120%, surrégime, …). Ensuite ces même principes sont d’application pour toujours évoluer dans la gestion et maitrise des paramètres physiques.